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Cycle descente, à toute berzingue !

Trail
Rédigé par HugoB-746 le 07/08/2026
Modifié par HugoB-746 le 12/08/2026
Publié par RomainH-78f le 14/08/2026

📋 Ceci est un compte-rendu de la sortie « [COMPLET] Trail - Cycle descente [3/3] »

Sortez les coudières et les casques intégraux, c'est parti pour 4 jours full gas !
Et non, nous ne sommes ni en ski ni en vélo de montagne, mais bien en trail et sans autre protection que notre mental d'acier (on peut compter les gantelets pour ceux qui utilisent des bâtons…). 

Objectif du cycle : acquérir les bases ou se perfectionner en technique de descente, et mettre cela en application dans des environnements variés.

Jour 1 (6 juin) : do, ré, mi, fa, sol
Pour ce premier jour dédié à la technique, le groupe est élargi et nous sommes 13 à prendre la direction de Beaujeu pour rejoindre notre premier terrain de jeu, la Croix de Rochefort.

Un segment de 2,5 km et 500m de dénivelé pour répéter nos gammes, avec au total 3 montées (en douceur) et 3 descentes. Au menu : cadence, regard, posture, et respiration. Descendre, c'est comme apprendre à conduire, tout est dans la coordination !

  

Cache-cache avec les pierres et les ravines. Ne pas se laisser déconcentrer par les vignobles !

À l'arrivée, un presque tournoi de badminton pour ceux qui en ont encore sous la semelle, un pic-nic bien mérité et quelques cafistes qui ne résistent pas à une baignade dans la rivière. 

Jour 2 (20 juin) : répétition générale
Départ en train de la Part-Dieu pour une sortie en éco-mobilité sur les hauteurs d’Aix-les-Bains, pour les huit participants de l'ensemble du cycle. Au programme : tester notre technique dans une sortie longue, mais aussi (surtout) notre volonté. À l'aube d'un nouvel épisode caniculaire, les boissons fraîches et transats du col de la Sire nous font de l'œil ; mais notre détermination sera imperméable à toute forme de tentation. Côté température, l'ombre de la forêt et un peu d'altitude marquent une nette différence avec la température lyonnaise.

Manifestation de bonheur spontané déclenché par une pente douce et arborée.

On s'est fait les cannes, mais certains restent sur leur faim, faute de temps pour plonger dans le lac du Bourget avant de reprendre le train...

Jours 3 et 4 (18/19 juillet) : le paradis des quadris
Le clou du spectacle avec une application en terrain montagneux et un dénivelé nettement plus important. Rendez-vous au club au petit matin pour enjamber notre fidèle monture (le minibus du CAF) et filer vers le lac de la Gittaz, après Beaufort.

Au menu du 1er jour, de la montée avant tout, direction le col du Bonhomme pour notre premier point d'étape. C'est parti pour quelques minutes sur le sentier du Tour du Mont Blanc, et une interaction lunaire avec une touriste manifestement mal informée du circuit dans lequel elle s'est embarquée. On prend la tangente vers les lacs Jovet, puis une ascension technique vers le col de l’enclave nous propulse dans une ambiance fraiche et alpine.

Descente, vous avez dit descente ?

Col de l’enclave – des descendeurs frais malgré la montée 

S’en suit une belle déambulation sur les contreforts du Mont Tondu, puis dans les pentes raides et jonchées d’ardoises du col de la grande écaille. Après nous être fait copieusement nargués par un bouquetin dans le pierrier, nous atteignons le refuge du Robert Blanc pour recharger les batteries pour la nuit. Entre un anniversaire dans le groupe et une mainmise sur le rab de Chili au dîner, l’ambiance était au beau fixe avant d’entamer notre dernier morceau. 

Manifestation de bonheur moins spontané déclenché par une pente forte et minérale.

Au petit matin, le ciel est chargé pour le départ, direction le col de la Seigne. Le sentier est technique et la progression lente, mais les marmottes nous guident jusqu’au col. De là, on en prend plein les yeux - l’Italie tu es belle aussi - mais le vent trop présent pour trainer. Vite, la suite, avec enfin trois belles descentes entre lesquelles s’intercaleront des montées pas anodines. 

Y’a plus qu’à dévaler 

Nous nous élançons dans la première, seul segment roulant du week-end, du col de la Seigne à la ville des Glaciers (5,5km et 750m de dénivelé négatif). Les ailes poussent, et l’on sent comme une volonté d’appuyer dans ce chemin large et progressif. La remontée vers le lac Maya entamée, on se demandera si c’était une bonne idée. Pause goûter du matin pour tout le monde, avant de rejoindre un petit coin de paradis isolé et situé sur la variante du Tour du Mont-Blanc. 

Lac Maya – est-il vraiment nécessaire de repartir ?

De là démarre notre 2è descente (3km et 600m de dénivelé négatif), qui prendra fin au-dessus des Chapieux. Elle est raide et sauvage ; dans le groupe, ce sont les cuisses qui sont raides et les estomacs qui deviennent sauvages. Pause pic-nic indispensable avant de se remettre à grimper vers le Refuge du col de la Croix du Bonhomme, dernière respiration avant le grand final : notre dernière pente (6km et 850m de dénivelé négatif), direction le minibus. Exigeante musculairement et pour la concentration, mais nous arrivons entiers et avec le sourire. Le désormais traditionnel saut dans la rivière vient rafraichir les mollets et les esprits. Prêts pour repartir à Lyon, le minibus lui aussi va entamer sa descente !