La Dent Parachée s'ouvre enfin au bananes !
C’est reparti pour un nouveau week-end des bananes avec quelques ajustements dans la composition d'équipes qui ne devraient pas changer le groupe de Didier Deschamps pour la coupe du monde mais tout de même. La torche s’est éteinte pour Arthur qui doit tirer un trait sur sa saison à cause d’une blessure, on pense fort à lui et à ses terrines végétariennes. Marine a fait une parenthèse dolomitique mais s’est fait remplacer par une ancienne banane qui s’est reconverti dans la santé animale, j’ai nommé Christelle.
On démarre la journée en douceur en se faisant transporter par Timothée jusqu’à Aussois ou l’on gare notre carrosse. Après des hésitations, on décide de prendre les remontées mécaniques et de s’alleger d’une vingtaine d’euros pour éviter d’arriver au sommet dans les nuages. Après avoir déposer les affaires au refuge, nous partons pour le col d’Aussois.

Sur le chemin nous bifurquons pour remonter le fameux couloir en « Y » qui ressemble en fait plus à un « T » mais le thé c’est pour les anglais donc on va rester sur notre lettre grecque. La haut on peut profiter d’une vue imprenable sur le massif de la Vanoise. Puis au moment de se jeter dans le couloir, certains se demandent tout de même si la pente d'attaque, creusée par le vent, est bien réglementaire ??!!

On redescend sans encombre le couloir et on file vers la Roche Chevrière pour attaquer un 2e couloir. Le haut du couloir est magnifique avec un rocher qui vient protéger le couloir par le haut.

On peut ensuite rentrer au refuge où nous attendent chocolat chaud, douche, sauna et bien d’autres surprises. Francky, le gardien du refuge, est en forme olympique et nous fait un véritable one-man-show. Les panneaux de signalisation de la Vanoise, les ingénieurs bac +10 -3 +2, les cafistes, tout y passe. Même les mules. Bien heureux d’avoir profité d’un spectacle gratuit et d’une rasade de genepi, les bananes s’en vont dormir.
Le lendemain nous allons faire la dent Parrachée, sommet mythique culminant à 3695m. On démarre la course à 9h, car si Francky est marrant, le changement d’heure ne le fait pas rire. En préparant les courses dans la semaine nous pensions avoir des conditions difficiles et c’est finalement le soleil qui nous accueille, content lui aussi de changer d’heure.

En partant du refuge on prend plein est et sommes entourés d’un cirque magnifique où trône la pointe de la fournache. On attaque ensuite la montée par le couloir la rosa cramponnée. On poursuit la montée bananesque à plus de 3 000m d’altitude où le manque d’oxygène se fait sentir. Mais on tient bon grâce à ce superbe spectacle de mer de nuage.

On termine par une arête sommitale où chacun y va de son style, couteaux pour certains, crampons pour d’autres. Et puis, boum, on atteint le sommet à 3695m où l’on peut se délecter d’une vue à 360 degrés sur le massif des Alpes. Le panorama est sublimé par cette mer de nuage qui ne laisse
dépasser que les sommets majeurs. Et majeur c’est bien le mot pour qualifier cette journée.

Nous avions prévu initialement de basculer de l’autre côté pour finir la journée par une dernière montée mais, la brume montant, nous décidons de descendre par le même chemin qu’à la montée. Les bananes sont pleines de vitamines mais savent également être sages.
On retrouve ensuite le domaine skiable d’aussois pour mettre fin à ce beau week end où l’on aura pu skier 3 couloirs, faire un sommet majeur, et profiter du spectacle enivré de Francky.




