Crampons, crête, couloir et repeautage, le premier WE bananes donne le ton !
On démarre cette première journée fruitée du Cycle Bananes à 5h du matin par un ramassage scolaire exemplaire réalisé par Sylvain, qu’on remercie fortement au passage. Le temps de récupérer toutes les bananes, excepté Arthur qui nous attend sur place, nous voilà sur la route.
Arrivée au Biollay, Timothée nous donne le ton : BERA, topo, détails de la course, parfait pour se mettre en jambes. Aujourd’hui il n’y a pas que les bananes qui sont jaunes, mais également le soleil qui brille de mille feux. On commence donc par porter nos skis car on trouve plus de terre que de neige.

Une fois les skis aux pattes, nos 3 encadrants décident qu’il est temps de mettre les crampons, parfait pour aller chercher un peu de hauteur et titiller cette pointe de Combe Bronsin. C’est là que les premières difficultés arrivent, Romain et Marine se rendent compte que Mathieu a mal mis ses crampons et Quentin a un problème technique. Pas grave pour les bananes qui règlent ça en 2 temps 3 mouvements et continuent leur ascension.

On remercie Benoît d’avoir fait les marches pour la montée en crampon, même si son déjeuner composé d’un poire - et non d’une banane - nous met sur nos gardes. Est-ce bien une banane ? Ou un agent double ? Qui est le Cycle Poire ? S’en suit un passage vertigineux sur une crête bien coquine. Ce coup ci il ne faut pas se
louper.

Et la première descendre du cycle se fera … par une première pente raide ! Il n'y a pas à dire, cette première journée donne le ton ! Un doux parfum d’euphorie gagne Mathieu. Toutes les bananes descendent cette jolie pente et se retrouvent plus bas pour retourner ensuite à la voiture par la combe. Marine, Benoit et Romain ont pourtant hésité à repeauter, on sentait bien que ca les titillait...

Arrivée au Chalet c’est Toto qui nous régale en nous faisant goûter les produits de sa région. La douche chaude aidant, tout le groupe est détendu et partage un bon moment de banane autour de la table.

Une organisation militaire se met en place pour préparer un succulent dahl de lentille concocté par Jessica au gîtes de la Lauzière. Malgré une longue et minutieuse préparation de la seconde course, l’état-major décide de changer de cap ! Ils nous avaient prévenu les bougres. Pour éviter les flans nord froids et bétons, nous irons skier le couloir SW des pointes de la Balme. Le groupe se couche à 21h30 ravi de sa journée et excité de celle du lendemain.
Après un bon déjeuner des familles, on démarre la journée sur les chapeaux de roues. Fidèle à lui-même Romain donne le la et décide tout bonnement de gravir les mille premiers mètres en deux heures. En y repensant, il avait bien dit qu'on avait fait trop de pauses la veille... Un effort bananesque somme toute assez banal pour cette habitué des sommets.

On remonte donc la combe des plans comme des balles pour parvenir à la base de la Point de la Balme. Ce coup-ci c’est Mathieu qui mène le groupe pour parvenir au sommet et admirer une superbe vue sur le Mont Blanc mais aussi le Cervin.
Quentin se rend compte qu’il a une douleur à l’orteil, mais sa fougue prenant le pas sur sa douleur, le groupe décide pour lui de continuer le chemin qui le mènera deux cents mètres plus bas de l’autre côté pour un petit bonus. C’est à ce moment-là que Benoît, notre menuisier des glaces, décide de bâtir un nouvel escalier pour monter en crampon jusqu'au col.

Pour descendre cette nouvelle pente raide carrelée, l’état-major décide de mettre en place un exercice de rappel avec une corde. Toto, l’agent pas si secret, montre l’exemple tout en regrettant d’avoir pris une Gore-Tex toute neuve. Le groupe descend sans encombre, la banane aux lèvres, heureux d’avoir appris une nouvelle manipulation.

Ensuite, on descend sûrement (toujours !) et doucement (ou pas) la combe de la Valette sur une moquette 5* digne du mois d'avril. Les nouvelles bananes en profite pour finir leur sandwich à chaque fois qu’une pause le permet. Romain avait fini son sandwich, il a décidé de manger un petit peu de neige pour se sustenter.

On organise ensuite un exercice DVA afin de former le groupe sur le danger de la montagne. Test passé sans encombre, sauf pour la pochette à peau de phoque de Marine qui a reçu quelques coups de sonde.
Parce qu’un week-end est toujours meilleur avec du Beaufort, le mini-van décide de s’arrêter acheter des meules pour faire plaisir à toute la famille pour les fêtes.
Vivement le 2e WE… ce sera direction les Aravis début janvier !




