Quand aventure rime avec autonomie
📋 Ceci est un compte-rendu de la sortie « Initiation à l'alpinisme au refuge Robert Blanc »
Et si je devenais plus autonome en alpinisme, pour que sécurité, liberté et aventure se conjuguent à la même personne ?
Nous en avions rêvé, ils l’ont organisé.

Et nous voilà embarqu·é·es, Sandra, Gautier, Nicolas et moi, dans un cycle d’alpinisme avec Alex, à la patate d’enfer, et Daniel, tout aussi énergique que poétique – blaue Blume…
À peine arrivé·e·s, nous nous jetons dans la neige à côté du refuge Robert-Blanc, sous le regard amusé des gardien·ne·s dont la plus jeune n’a que 6 mois. Des glissades, des freinages au piolet et, pour certain·e·s, quelques bleus résistants sur les fesses…
Puis nous travaillons d’arrache-main – et parfois d’arrache-doigts – sur nos nœuds.
Au début, il y avait les trois grands classiques : le nœud de huit, le nœud de chaise et le cabestan. Puis sont venus le demi-cabestan, les nœuds de freinage, le Valdôtain et quelques autres nœuds « magiques »… surtout lorsque, par miracle ?, l’on parvient enfin à les réaliser.
Nous apprenons aussi à lover la corde en « oreilles de teckel » … euh… de cocker… L’animal reste à confirmer ; la corde, elle, est impeccablement toilettée.
Place ensuite à la progression encordée sur glacier, aux franchissements de périlleuses (pseudo-)crevasses, à la réalisation de corps-morts (ici la photo c’est pour de rire en entrainement😊), aux mouflages et aux différentes techniques permettant d’enrayer une chute ou de sortir un compagnon de cordée d’une situation délicate.

Bref, quatre jours intenses d’apprentissage, de transmission, de concentration, de franches rigolades et d’admiration de cette vallée merveilleuse depuis le refuge Robert Blanc.

Quatre jours ponctués de débriefs toujours aussi riches : comprendre ce qui a fonctionné, ce qui pourrait être amélioré, ce que chacun a vécu et comment un groupe progresse, lorsqu’il sait écouter et accueillir les différents points de vue.
Nous repartons avec quelques courbatures, beaucoup de nouvelles connaissances et une seule envie : y retourner !
Parce qu’en montagne, lorsque la vie rime avec cordée, l’autonomie ne signifie jamais avancer seul·e.
Texte rédigé par Céline et Sandra.




