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Les Crocus Alpins en Haute-Tarentaise

Ski de randonnée
Rédigé par LudivineR-cb4 le 15/05/2026
Modifié par LudivineR-cb4 le 18/05/2026
Publié par JulienM-149 le 26/05/2026
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📋 Ceci est un compte-rendu de la sortie « Cycle Crocus Alpins - WE02 : Alpes Grées N »

Récit de 3 jours de ski de rando en étoile au refuge du Ruitor, avec accès en train et vélo 

🚂Cette fois-ci, pas de risque 5 pour le jour du départ, beau temps ce vendredi 20 mars, feu vert ! Rendez-vous pour le train de 8h08 à la gare Part-Dieu. L'objectif est d'être là 20 min avant, au moment de l'annonce de la voie, pour être sûr de rentrer les 8 vélos dans le train en cas de forte affluence. Arrivés à la gare, notre train affiche déjà 15 min de retard. La correspondance prévue à Aix-les-Bains est de 22 minutes. Ça passe encore mais il faut que les 15 min de retard restent 15 min. Rien de garanti. Un coup d'œil sur l'affichage, un autre train pour Chambéry part avant à 7h50 (dans 10 min). Ce train permet de récupérer notre deuxième train, avec une large correspondance, banco ! Message envoyé au groupe : 7h50 voie E. Les Crocus apparaissent par grappe. À 7h48, nous sommes 6 regroupés sur le quai, il en manque 2. Ah, une Crocus déboule au bout du quai en train de sprinter avec son vélo et ses skis. 7h49, il en manque un… c’est mort. Je fais signe à la sprinteuse de s’arrêter. 7:49:30, la contrôleuse siffle le départ du train. Et là, la tête du dernier Crocus s’élève depuis l'escalator… Je demande à la contrôleuse si on peut rentrer. Réponse interloquée : mais dépêchez-vous !!! Go go go ! Les 8 vélos et paires de ski sont jetés dans le train... qui démarre direct. Et voilà, c'était la petite dose d'adrénaline du matin. 

🚞A Chambéry, nous avons largement le temps pour un ravito dans une bonne boulangerie accessible à vélo. Boulangerie repérée préalablement par une de nos expertes. Nous revenons donc à la gare avec des vivres et même un petit café. Le quai est affiché. Oui oui, il est possible de monter une rampe d'escalier avec un véloski d'un côté et un café chaud de l'autre. Le Crocus aime les petits défis. Le train arrive avec le co-encadrant qui nous attend à l’intérieur pour charger nos vélos. Le train démarre… en-cas, briefing, la routine. Arrivés à Bourg-Saint-Maurice, le large quai de ce terminus offre une belle plateforme ensoleillée pour assembler notre paquetage. L’eau est rechargée, la photo de classe est prise, il est 12h30. C’est parti pour la prise d'altitude par une route secondaire, direction Montvalezan. 

🚵Les Crocus grimpent tranquillement par petits paquets et s'échangent les dernières nouvelles. Notre co-encadrante, pas tout à fait réveillée, fait un petit plongeon après un accrochage entre chaussures de ski en mode ailerons. Son menton amortisseur restera douloureux, mais rien d’insurmontable pour cette Crocus à toute épreuve. Arrivés à un petit col, une descente toboggan nous amène direct sur l’entrée du vallon d’accès au refuge, à La Masure. Après la traversée du ruisseau, il reste juste un petit raidillon qui achève de nous réveiller. Au lacet limite de déneigement, la transition s’opère. Le short est remplacé par le pantalon de ski, les petites baskets par les chaussures de ski, le compteur à vélo par le DVA, le porte bagages par le sac à dos. Il est 15h15, la piste progressive achemine les Crocus jusqu’au refuge du Ruitor. Les discussions vont bon train. Après un arrêt prévention d’ampoule, une pause chamois et des débats endiablés sur les vocaux, nous arrivons au refuge à 18h30 pile pour la soupe. Le ventre bien rempli, le programme du lendemain est élaboré collectivement : itinéraire, horaires, risques, alternatives… Direction l’Italie ! 

🎿Samedi matin, un premier binôme de Crocus mène le groupe. Le vallon du ruisseau du Petit est remonté en direction de la frontière italienne. Les options d’itinéraires sont débattues. Un choix un peu technique permet au groupe de se tester et aux meneuses de visualiser une alternative facile après coup. Très pédagogique. Le col du Tachuy est atteint, le Mont Blanc montre son profil italien, pas si blanc que ça. La visite du Laghi Di Bellacomba est au programme. La neige est agréable à skier et le cheminement est stratégique, pour éviter les contres pentes ventées peu engageantes. Le pique-nique au lac ne s’éternisera pas, un petit vent s’engouffre dans le défilé. Nous repartons pour négocier le retour au pays. Deux options s’offrent à nous : la prometteuse combe suspendue du Charvet avec un passage au col de la Grande Imbasse, non garanti mais qui permet de débouler juste au-dessus du refuge, ou la grande boucle sécurisée par le col de la Louïe Blanche. Vu l’horaire bien emplafonné et les risques de neige ventée, nous choisissons le grand tour, autour du mont Charvet. Après le col, la descente est un super exercice d’orientation : il s’agit de traverser gravitairement tout le flanc droit du cirque, ponctué de petits lacs et de bosses qui cachent la vue sur l’itinéraire immédiat. Avec la boussole, notre direction globale est corrigée et le vrai col du Retour est bien identifié. Grâce à une lecture carte/paysage, fine et régulière, les Crocus négocient les ravins et plongent dans le bon vallon. Les peaux sont ressorties pour la petite remontée au refuge, sous les nuages sombres menaçant. Le refuge est atteint avant les premiers flocons. 

🧭Dimanche matin, les 10 cm de neige fraîche scintillent sous quelques très timides rayons lumineux. Il faut en profiter, l’accalmie est prévue de courte durée. Les Crocus échangent sur l’itinéraire, empruntent une trace existante ou bien retracent quand c’est approprié. Le ciel devient de plus en chargé et le vent se lève. L’option du sommet de Louprama est abandonnée et nous bifurquons en direction du col de Montséti plus direct. La visibilité devient de plus en plus mauvaise et la trace s’approche de quelques pentes. L’heure n’est plus à la palabre dans le vent fraîchissant, les encadrants reprennent le relais et passent les consignes de distance. Sous le col de Montséti peu engageant, un passage plus doux est privilégié. En suivant un léger ravin, nous débouchons sur un col avec la vue qui se dégage de l’autre côté… enfin, ça, c’est ce que nous pensions…. Dans le jour blanc, nous avons longer le fond du ravin qui faisait le tour d’une bosse. Nous avons donc fait un beau demi-tour… l’autre côté est en fait notre vallée de départ, celle du refuge ! 

🤸Carte vérifiée, boussole confirmant l’azimut, nous grimpons les derniers mètres dans la bonne direction pour passer vraiment de l’autre côté. La visibilité est bien meilleure et la neige est vraiment… étonnante. Des petits paquets de neige fraîche un peu densifiée, d’épaisseur imprévisible, sur un fond de neige translucide gelée mais qui accroche… Tout le monde y va de sa petite acrobatie : arrêt buffet, roulade sur le côté, ski arrière. Nous retrouvons assez vite les conifères du vallon de Mercuel, la neige devient plus fair-play et joueuse. Petite pause pique-nique à l’abri du vent avant de terminer par la piste forestière ludique jusqu’à nos vélos qui nous ont attendu bien sagement. Ils ont même pris leur douche en autonomie. 

🚴Grâce aux conseils de l’aide-gardien du refuge, nous rentrons à Bourg-Saint-Maurice par une piste cyclable rive gauche de l’Isère. Globalement descendante, quelques bosses sont à franchir et quelques passages avec un peu de neige résiduels sont à négocier. S’opère un tri parmi les Crocus cyclistes : ceux qui ont des pneus un peu cramponnés et les autres… Enfin, le seul Crocus qui a son route ancien avec des pneus tout fins et tout lisses. Il arrivera à zigzaguer courageusement un certain temps. Nous découvrons que la neige de printemps un peu décaillée, un graal en ski, s’avère bien traître à vélo. Nous retrouvons assez vite un goudron bien sec et avons le temps de faire une halte fromage avant de prendre le train. Non sans avoir mis en place une belle organisation d’équipe. L’heure de départ du train approchant, les rôles sont répartis : certains prennent place dans le wagon vélo, d’autres commandent groupé le fromage et les derniers opèrent le transfert d’affaires. Au final, quelques minutes avant le coup de sifflet, tout le monde est en place : les 9 Crocus, les 18 skis, les 9 vélos et les nombreux morceaux de Beaufort. Il ne reste plus qu’à faire le bilan des 3 jours et préparer le dernier week-end du cycle prévu en Vanoise.

Correspondance en gare de Chambéry

Préparation des vélos en gare de Bourg-Saint-Maurice

Vélos prêts sur la ligne de départ

Photo de classe

La neige se rapproche

Vélos calés pour leur 3 jours de bivouac

Arrivée au refuge du Ruitor

Quel itinéraire ?

Une touffe de Crocus printaniers

Col de Louïe Blanche

La trace du retour

La belle piste cyclable rive gauche de l'Isère

De belles pentes à véloski

La neige n'est jamais loin…

 

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